Billets de smartgirl

Love story intemporelle

Je ne compte plus les soirs où je m’endors en pensant à toi,

Et bien souvent, c’est de toi que je rêve la nuit,

Mais de manière fréquente cela m’arrive le jour aussi.

 

Le matin, tes vapeurs me séduisent et me sortent du lit dans lequel est paisiblement assoupi mon esprit.

Le midi, empressée, je pense subtilement à comment te dévorer.

Le soir, pour sortir du brouillard d’une journée austère, mouvementée ou ennuyeuse,

dans tes bras je cours trouver refuge et motivation, me délectant de ton parfum et de ton aspect si séduisants.

Le matin, il m’arrive d’être hésitante, de te délaisser voire même de te mettre de côté.

Quand sonnent les douze coups de midi, si je suis trop étourdie je ne trouve plus celui qui m’anime tant habituellement, l’appétit.

Le soir, s’il fait trop noir, s’il fait trop nuit, je n’ai pas le courage de m’offrir ta compagnie.

 

Audace, jouissance et émerveillement tu produis en moi,

Menace, dépendance et énervement il t’arrive aussi de susciter par là.

Mais chaque matin, je ne réponds plus de rien,

Et chaque soir je me demande de quoi sera fait le plat du lendemain.

Je voue un culte d’inculte à ce qui brille, ce qui sent bon, ce qui envoûte.

Je méprise ce qui n’est qu’artifice, infamie et manque de saveur.

 

Il n’y a pas de prix pour savourer ce que l’on aime.

Ô nourriture, oui ôde à toi, qu’est-ce que je t’aime.

Url

Un lundi comme les autres

Tout le monde se bouscule, brouhaha un peu partout. Plus de place dans les transports, on croirait une fête nationale. La working woman d'en face tire une tête d'enterrement. Le petit jeune avec ses écouteurs emmerde le monde, du haut de son mètre 55-Nike-Unkut. Les bus sont en retard. Le monde aussi. La sonnerie de tous les réveils réactivés fait un bruit monstre. On peut entendre pester les mioches et pleurer les moins mioches à des kilomètres. Les gens se plaignent. Les tartines avalées sur le pouce et le café dégueulasse sont de retour pour le plus grand plaisir de notre amie la nausée. La symphonie de l'hypocrisie au boulot est repartie de plus belle, pour un concert spectaculaire. Les questions existentielles reviennent. Et l'angoisse du temps qui passe, ou qui est passé. Aucun remède pour ce phénomène.

Quand à moi je souris, parce que j'étais déjà la semaine dernière, la semaine d'avant, la semaine encore avant et ainsi de suite. Les vacances scolaires n'ont pas d'emprise sur moi. Et la rentrée non plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Url 2

 

Au boulot !

Parce que chômeur ne veut pas dire inactif et qu'à une étape de sa vie, n'importe qui peut se retrouver au chômage, par choix, par obligation, par contrainte. Un jeune en fin d'étude, une mère en fin de congé maternité, un cadre sup' fier et pompeux, toi, moi, elle, la boulangère d'en face (ah j'avoue qu'il y a moins de chance, sauf si sa boulangerie crame), ta grand-mère, la caissière du coin, ta connasse de boss, le journaliste de France Inter, le neuneu incompétent, le stagiaire de BFMTv à force de fautes, le mec qui a inventé le papier. La liste est longue.
Mais le chômage n'est pas un handicap, même s'il est handicapant.

Chomage

A tous les amis indélicats, les donneurs de leçons qui savent tout et proches qui veulent bien faire, voici 15 phrases à ne pas dire à un chômeur :

- Désolé(e) mais y en a qui bossent !

- Faut chercher pour trouver !

- Quand on cherche vraiment, on trouve !

- "Allééé là, faut se motiver" !

- Quel(le) fainéant(e) !

- Tu fais quoi de tes journées ?

- Alors ça avance les recherches ?

- Va quand même falloir que tu trouves quelque chose !

- Hé tu sais que chez Macdo ils recrutent ?

- Pourquoi tu t'achètes pas une nouvelle voiture ?

- T'as pris combien de semaines de vacances ?

- Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?

- T'as qu'à pas être aussi exigeant(e) !

- J'ai toujours dit que ton secteur était bouché !

- En même temps quand on fait ce genre de formation, faut pas s'étonner.

×